Notari

  • Écrit et illustré par Jennifer Yerkes, ce livre s'adresse à tous les enfants curieux de découvrir la vie qui se manifeste dans notre environnement immédiat : celle des fleurs, des petits animaux, des insectes en particulier. Ce monde est si étonnant que notre instinct nous pousse à nous en rapprocher, et même souvent à nous l'approprier. C'est si tentant de capturer un papillon ! Or, nous savons aujourd'hui que ce désir de posséder doit être contenu, que tout ce qui vit dans la nature doit être respecté si nous voulons nous-même continuer de vivre librement. Mais comment faire cet apprentissage ? Sans doute l'observation est-elle le meilleur moyen. L'échappée belle, par un scénario d'une grande simplicité reposant sur le dialogue entre un enfant et un adulte, attire l'attention sur la beauté et l'intelligence à l'oeuvre dans les activités d'un papillon.
    Et il en découle naturellement le désir d'en respecter l'épanouissement. Un désir qui pourra, à partir et audelà du livre, se reporter sur l'ensemble du monde vivant.

  • Aurore est une jeune femme équilibrée, attentive à elle-même et à ses enfants. Elle conduit sa vie avec assurance, comme sa voiture, qu'elle prend régulièrement pour effectuer des visites de courtoisie à un personnage solitaire, reclus dans sa maison au plus profond de la forêt : le loup. Cette histoire montre de façon lumineuse aux jeunes lecteurs qu'il est possible de devenir adulte, de dépasser le monde des passions, en apprivoisant le « loup » qui a pu un temps nous dévorer - et qui est autant en soi qu'en dehors de soi. Par les liens affectueux que l'on choisit d'entretenir avec lui plutôt qu'en le combattant, cet animal impétueux et vorace peut devenir un tendre et docile vieillard...
    Grâce à leur précision et à leur ambiance mystérieuse, les dessins servent à la fois le réalisme de l'histoire et les références aux contes de fée.

  • Nouvelle édition de cet album à succès ! Un livre est un monde dans le monde. Pour passer de l'un à l'autre, on traverse une frontière invisible. Mais dans le livre lui-même, il y a d'autres frontières, par exemple celle qui sépare la page de gauche de la page de droite, rendue visible par le pli de la reliure. Ainsi le livre est-il un objet idéal pour dire quelque chose sur les notions de frontière, de passage, de pouvoir, de liberté de circulation et bien sûr...
    De pensée. En l'occurrence, Isabel Minhos Martins et Bernardo P. Carvalho utilisent les caractéristiques physiques du livre pour traiter de façon magistrale cette problématique à partir d'une idée très simple et d'une grande efficacité : ils mettent en scène un général du genre dictateur qui décide d'interdire à quiconque de passer de la page de gauche à la page de droite. Pour cela, il place un milicien à la frontière, c'est-à-dire au niveau de la reliure.
    Soucieux d'appliquer la consigne "à la lettre" , celui-ci interdit strictement le franchissement de la ligne de démarcation. Conséquence : peu à peu les passants (au sens fort du terme) s'accumulent sur la page de gauche, tandis que celle de droite reste absolument vierge. "Absolument" , oui, à l'image de ce pouvoir absolu qui dicte sa volonté de façon arbitraire. Et l'absurdité d'une telle décision, grâce au dispositif graphique, saute littéralement aux yeux de n'importe quel lecteur.
    Mais que va-t-il se passer à partir du moment où des enfants qui jouent sur la page de gauche vont lancer leur ballon par mégarde dans la zone blanche de la page de droite ? Serait-ce le début de la révolution ? ..

  • Comment sensibiliser de tout jeunes lecteurs à des questions importantes du monde actuel sans faire de discours ni développer des explications? Tel est le défi que relève magnifiquement ce livre pour les enfants grâce à un graphisme et un scénario vivants, simples, efficaces. L'histoire touche à la fois à des problèmes de justice et de respect de l'environnement, en faisant comprendre que le milieu naturel où nous vivons ne peut être harmonieux qu'en accordant de l'attention à tout ce qui constitue le monde, sans établir de hiérarchie entre la flore, les espèces animales et l'espèce humaine.
    Le point de vue adopté pour raconter les événements est celui d'un groupe d'animaux habitant une forêt, qui sont témoins de la disparition de leurs "maisons", c'est-à-dire des arbres à l'abri desquels ils logent et qui leur fournissent leur nourriture.

    Nouvelle édition en petit format, de cet album très aimé, paru la première fois en 2013.

  • Joanna Concejo s'approprie avec une maîtrise extraordinaire le texte de Charles Perrault, présenté ici dans sa version originale. L'illustration aux crayons de couleurs est résolument contempo-raine, proposant une interprétation très personnelle du conte des contes ! Comme souvent dans son travail d'illustration, Joanna Concejo va bien au-delà du texte et prend toute la liberté poétique due à une artiste unique, et cela toujours en restant d'un réalisme et d'une perfection d'exécution vraiment hors du commun.

  • Un arbre attend, plein d'espoir... Qu'attend-il ?
    La journée idéale pour lâcher ses graines.
    Le bon jour, le jour parfait. Le jour arrive, mais l'aventure ne fait que commencer... Car si nous suivons les cent graines qui s'envolent, combien tomberont sur un bon sol ? Combien seront mangées par les oiseaux ? Combien finiront au fond d'une rivière ? Combien deviendront un arbre adulte ?
    Dans ce livre, nous décomptons, sans jamais perdre espoir. Même si l'histoire nous apporte ce qui semble être un récit infini de soustraction!
    Qui peut croire jusqu'au bout, comme cet arbre-mère, que tout ira bien ? (Veux-tu le faire, vraiment ? Espérons-le !).
    Un livre qui met la forêt au centre de l'attention, célébrant la résistance des graines et l'intelligence des arbres et de la nature. Pour des lecteurs de tous les âges.

  • Tout le monde connaît l'histoire d'Esope, du corbeau vantard, de son fromage et du renard qui, flatteur, a réussi à le lui prendre par la tromperie. Pascale Petit, dans cette version hilarante illustrée par Gérard DuBois, s'est bien amusée avec sa langue - en créant des mots rimés audacieux - ainsi qu'avec les personnages de l'histoire. Ici, en effet, le célèbre corbeau, si raillé, a bien pensé ne pas se faire trouver : il y a toujours quelqu'un d'autre au rendez-vous avec le renard.
    Serait-ce cette fois-ci, que le renard se retrouvera trompé ?

  • En général, la lecture d'un livre se fait avec l'esprit : le lecteur se concentre sur les signes du texte et se représente mentalement ce qui lui est donné à voir. C'est du moins notre tradition. Mais le livre est aussi un objet que l'on tient dans les mains.
    Le Livre CLAP présente cette originalité d'inciter le lecteur à lire avec son corps : les situations, les attitudes et surtout les actions des per-sonnages montrées sur chaque double page peuvent être imitées par le lecteur. Il s'agit simplement de manipuler le livre en suivant les indi-cations du dessin, et de reproduire le bruit que cela fait dans la réali-té. Par exemple, si je vois face à moi le portrait d'un couple, en fermant le livre je pourrai faire en sorte que le personnage de gauche em-brasse celui de droite et imiter le bruit délicieux du baiser. Ou si je vois un grand papillon avec une aile sur la page de gauche et l'autre sur celle de droite, je vais pouvoir le faire « voler » en agitant les deux parties du livre qui s'articulent autour la reliure. Ce procédé permet de faire vivre la lecture en associant concrètement le livre et la personne qui le tient entre ses mains. Le plaisir est éprouvé totalement, autant par le corps que par l'esprit. Sans même qu'il soit nécessaire de le dire, le livre est alors ressenti comme un objet irremplaçable.

  • Un capitaine à la retraite demande la mer en mariage, et puisque « c'est la première fois qu'un homme l'invite à sortir », elle accepte. Elle se retire aussi : elle coule toute entière dans un verre que le capi-taine lui tend. Ils s'installent ensuite dans un meublé modeste et se racontent : elle lui raconte « les belles traversées, la conquête des mers, les exploits les plus sots accomplis sur son dos, les naufrages fameux ». Seulement la mer sans la mer, « ce n'est plus que du vent » : c'est la désolation. Et quand la mer reprendra sa place, pour le grand bonheur des habitants de la terre, des marins, des pêcheurs et des oiseaux, le capitaine en gardera une goutte au fond de son petit verre, histoire de « se retrouver de temps en temps en tête-à-tête, la mer et lui ».

  • L'automne se termine et la plupart des animaux de la forêt se préparent à hiberner. Le blaireau par contre ne veut rien savoir : il a des programmes pour s'amuser pendant tout l'hiver mais lorsqu'il va chercher ses amis pour les sortir, il les trouve tous endormis. Obligé d'aller chercher ailleurs, il fait la rencontre de nouveaux amis, avec qui passer l'hiver jusqu'au printemps, quand ses vieux amis fraichement réveillés le chercheront à leur tour.

  • Dans son village d'Angleterre, un jour de grande braderie, M. Wilson décide de mettre en vente quelque chose de tout à fait particulier : alors que ses voisins étalent devant leur porte, le long de la rue, toutes sortes d'objets usagés dont ils tentent de se débarrasser, il expose sur sa table, lui, de vieux souvenirs qu'il a extraits de sa tête en les tirant de son oreille... Et ça marche ! Voyage avec sa femme dans des contrées lointaines, rencontre amoureuse, tango langoureux, séquence de guerre, exploit scolaire, randonnée mythique en voiture, etc., tout ce que le vieux monsieur a engrangé dans sa mémoire au cours de sa vie est éparpillé aux yeux d'amateurs étonnés, amusés, émus, enthousiasmés, et tout le monde finit par s'arracher ces merveilleux souvenirs. Pourtant, tout à coup, M. Wilson prend conscience de la valeur réelle de son passé, de ce dont il est en train de se vider en échange de ces malheureux billets de banque qu'il accumule en contrepartie. Et c'est grâce à l'arrivée de sa petite-fille devant son étal presque vide que M. Wilson mesure l'importance de transmettre ses souvenirs - plutôt que de les brader. Un excellent ouvrage de Thomas Scotto et d'Annaviola Faresin qui rend attentif à la richesse de toute expérience humaine et à la nécessité d'inscrire celle-ci dans la continuité des générations.

  • Un conte à l'apparence classique sur des thématiques qui sont aussi très contemporaines : de la légende des amandiers en fleur, Joana Estrela crée une histoire pour tous les âges qui parle de la solitude, de la nostalgie et de la tristesse. Et aussi du réapprentissage qui doit être fait pour aller de l'avant...

  • L'auteure et illustratrice portugaise Catarina Sobral signe ici un brillant conte contemporain sur le thème du développement durable. Le monde que nous avons tant maltraité, soudain, nous quitte: et nous, les humains, il faut qu'on trouve des solutions ! Avec beaucoup d'humour (noir?), on nous montre quelles seraient les réactions des habitants humains de notre planète: les politiciens, les physiciens, les philosophes, les écologistes, les cuisiniers et toute la population étonnée, jusqu'au «meilleur footballeur du monde» qui se demande, faute de monde: «...je suis le meilleur footballeur de quoi ?» Autant aller chez le psy... ! Fort heureusement, le final est optimiste et nous laisse de l'espoir : il est encore possible de sauvegarder notre monde !

  • "Ça a commencé comme ça. Un soir, son père est rentré tout content. Il a annoncé qu'il avait trouvé du travail en ville, un bon travail. Benjamin n'a pas tout de suite compris." Dans cet album, il est question d'un enfant qui passe de la vie à la campagne à la vie en ville. Benjamin doit soudain tout quitter : ses amis, ses voisins, son cerisier dans le jardin. Le déménagement s'impose (mais comment tout faire tenir dans un carton ?), ainsi que la nouvelle manière d'habiter en ville, qui est toute à découvrir, du haut de sa nouvelle fenêtre : la grande place, le paysage urbain, le grouillement des petits humains qui vivent là-dessous. Ce n'est qu'après un bon moment, pendant lequel tout lui semble inacceptable, moche et malodorant, et grâce à une rencontre providentielle, que Benjamin se décide enfin à sortir et à se lancer dans sa "nouvelle vie" d'enfant citadin.
    Les somptueuses illustrations de l'italienne Cristina Pieropan, qui accompagnent ce premier texte jeunesse de la genevoise Silvia Härri, sont entièrement réalisées en gra-vure à l'eau-forte coloriée à l'aquarelle.

  • De manie re simple et essentiellement visuelle, ce livre propose une re flexion sur le temps. Le temps est-il une succession d'instants, se de roule-t-il entre un commencement et une fin, cela se raconte-t-il comme une histoire ? Le livre lui-me me, avec sa suite de pages, sa reliure, tendrait a signifier que le temps se mate rialise dans une forme qui lui donne un sens, en un tout cohe rent. Mais est-ce vraiment ce que la nature fait voir et entendre ?
    La suite de dessins pre sente s dans cette « parfaite journe e » sug-ge re en effet une autre manie re de comprendre le temps.
    Il s'agit pour cela d'ouvrir simultane ment les oreilles et les yeux, de conside rer les sce nes de la vie offertes par la nature, ou se manifes-tent les e tres et les phe nome nes les plus divers, comme une grande symphonie, un univers organise selon les lois de la musique. De s lors, ce n'est plus seulement une conception line aire du temps qui s'impose, l'esprit s'ouvre a ce qu'il perçoit dans la simultane ite , fait des aller et retour entre ce qu'il a me mori-se et ce qu'il de couvre. Une journe e apparaî t ainsi dans la richesse de ses rythmes, de ses sonorite s, dans ses construc-tions d'accords et de me lodies. Le de fi tre s habilement releve par ce livre est de faire « entendre » par le lecteur cette musique de la vie dans le silence des pages, devant des sce nes qui sugge rent avec de licatesse les bruits et les mouve-ments qui animent le monde.

  • Quand j'étais petit, je voulais être un "rafistoleur de fins", c'est-à-dire quelqu'un qui répare les fins des histoires.
    Parce que, si vous remarquez, très souvent les histoires finissent au meilleur moment... et de la pire des manières. Trop souvent, le final est trop compliqué, trop triste, trop décevant, trop injuste, trop difficile à avaler, totalement incompréhensible...
    Ce livre a remporté en 2018 la 2e édition du très important Prix international pour albums illustrés SERPA, dans sa première édition en portugais.

  • Sous un même toit, se rassemble un nombre considérable de parties du corps : des têtes, des mains, des pieds, des os, des cheveux ou des seins.
    Dans ce livre, les mathématiques nous aident à dénombrer les parties du corps et les activités de la famille. Une fois les calculs faits, on apprend à connaître la famille tout de suite mieux...

  • Marta est une dessinatrice passionnée. Un jour, elle peint un lion avec une telle énergie que celui-ci sort de la grande feuille de papier et pénètre dans l'atelier de l'artiste. C'est le début d'une relation pleine d'imagination, de créativité, de mouvement. Bien sûr, le lion ne tient pas en place et Marta n'hésite pas à inventer avec ses pinceaux un univers varié où elle entraîne le lion à vivre les aventures les plus agréables, les plus drôles, les plus folles aussi. Peut-être un peu trop... Le lion, en effet, atteint un tel degré de gaieté dans son intimité avec Marta qu'il aurait presque envie de la dévorer. Oh, juste pour rire. Mais Marta comprend qu'elle doit prendre ses distances avec sa créature. Marta et le lion poursuivent ainsi leur vie chacun de leur côté. Un lien si fort entre créateur et créature ne peut cependant jamais être coupé :
    Le lion reçoit un beau jour un cadeau de Marta qui exprime toute la force de leur attachement. Cette histoire, soutenue par des dessins au trait puissant et efficace, raconte toute la joie de la création artistique qui permet à l'homme d'inventer un monde à sa mesure, où il peut se sentir comme un lion en liberté.

  • Les images et le texte de ce livre adoptent le point de vue d'un enfant pour rassembler ce qui se dit à propos de la lune : dictons, proverbes, citations, croyances populaires. Ils permettent ainsi de partager avec le lecteur tout ce que l'esprit peut construire comme fantaisies à partir de ce qu'il capte autour de lui et qui constitue un certain « savoir ». D'où le titre : On m'a dit que la lune. De fait, c'est un précieux travail de l'imagination qui est déployé ici.
    Un travail qui se fait à travers le langage, qui tend à la fois à fixer des significations (celles qu'il importe de partager avec ses semblables) et à en renouveler d'autres (celles tombées dans les clichés, les idées reçues ou dépassées). Dans ce duo d'images et de paroles, c'est donc une fabrique de poésie qui se met en mouvement, où les idées et les motifs, transposés ou détournés, s'enchaînent pour conduire finalement à ce qui dépasse toute connaissance : ce que l'esprit humain, notamment chez l'enfant, pressent et espère au-delà de lui même, désigné par cette simple expression : « On m'a promis la lune ». Peintures extraordinaires de Martin Jarrie, artiste-illustrateur de très grande renommée.

  • Dans cet album sensible, un personnage attristé après une sépara-tion se déplace dans la ville, voyage et observe la nature urbaine.
    Il découvre ainsi une multitude de petites plantes qui poussent dans les endroits les plus inattendus. Il leur suffit d'une fissure dans le goudron ou d'un mur fêlé pour se développer, grandir et fleurir.
    De petits signaux de vie qui nous entourent, ces petites plantes qui « résistent ».
    La question de la résilience, la capacité à surmonter un événement douloureux pour « rebondir plus haut », est traitée ici de manière délicate. Bouger, marcher, voyager, s'occuper. Mais c'est surtout la rencontre fortuite avec des micro-manifestations de la nature, que le protagoniste de cet album croise partout en ville et ailleurs, qui l'aidera à voir les choses autrement et à s'en sortir. Lors de ses pérégrinations le protagoniste aura aussi l'idée poétique de profiter de ces fissures dans les murs pour y laisser des petits papiers, des messages amoureux que "l'autre" un jour, retrouvera peut-être. Les illustrations de l'italienne Chiara Carrer, composées de dessins, collages et photogra-phies, accompagnent le texte de la genevoise Marie-Christophe Ruata-Arn.

  • Le titre de ce livre nous rappelle, bien sûr, la station spatiale du même nom qui a tourné autour de la Terre pendant quinze ans, de 1986 à 2001. Et l'histoire racontée est bien celle d'un astronaute envoyé en mission dans l'espace. Pourtant, rien n'évoque ici les dimensions scientifiques du voyage effectué, rien ne glorifie les technologies de pointe concentrées dans ce laboratoire de recherche mis en orbite. C'est plutôt l'humanité de l'astronaute qui est mise en évidence à travers ses pensées et ses émotions, notamment lorsqu'il constate qu'une plante s'est mise à croître à l'intérieur même de la station : sans doute une graine s'est-elle glissée avec lui avant le départ, et voilà maintenant qu'elle a éclos ! Dès lors, le principal souci de l'astronaute est de garantir la survie de la plante, car elle représente à elle seule tout ce qui alimente la vie des hommes : les ressources de la Terre. Ainsi la mission scientifique est-elle montrée dans ce livre sous l'angle d'une finalité essentielle exprimée par le titre. Le mot « Mir », en effet, signifie en russe tout à la fois : Paix, Univers, Terre. C'est avec beaucoup de justesse et de raffinement que le texte de Laura Manaresi et les illustrations de Giovanni Manna s'associent pour délivrer un message essentiel pour donner du sens au monde moderne.

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