Alessandro Tota

  • Un été

    Alessandro Tota

    À Bari, dans la région italienne des Pouilles, l'été est arrivé. Sous le soleil plombant du mois d'août, la petite bande de punks fidèles aux bandes dessinées de Tota (Charles, Fratelli), trompe son ennui sous les platanes de la grand-place. Tout le monde est là sauf Claudio, qui a quitté le groupe pour vivre son amour estival avec la belle Cloe sur les plages ensoleillées de la côte adriatique.
    Mais voilà, ce qui se profilait comme un été idyllique va rapidement tourner au cauchemar... Course de voiture, homme-cheval, rave party et bourgeoisie décadente viendront mouvementer le quotidien nihiliste de nos jeunes italiens.
    Comme à son habitude, Alessandro Tota nous emporte avec délectation dans son Italie natale, faite de vieux murs en pierre et de marginaux. On retrouve avec plaisir les personnages de ses précédents ouvrages qui se font entraînés dans une comédie grecque sur fond de lutte de classes. Soutenu par un dessin à l'aquarelle reproduit en bichromie, Tota utilise un rouge irradiant pour souligner l'ardeur des situations. Sous le pinceau de l'auteur, les couchers de soleil se font sanglants et les scènes d'amour sensuelles et chaleureuses.
    Avec Un été, Alessandro Tota signe un livre sauvage qui nous rappelle les grandes vacances scolaires et la promesse d'aventures nouvelles.

  • Fratelli

    Alessandro Tota

    Dans l'Italie déclinante de la fin des années 1990, deux frères, adolescents attardés, traînent leur déso euvrement et vivotent en vendant au compte-goutte les maigres biens laissés par leur père à leur mère.
    Ils n'ont pas commencé à travailler et n'en ont pas l'intention; Les jours passent, vacants, dilapidés entre les séances de Playstation et les films américains, les combines foireuses et les virées sur le front de mer. Ils y croisent le cousin Nicola et son ami Claudio, deux lycéens qui, livrés à eux-mêmes, se frottent au monde de la nuit et à ses transactions sordides. Punks à chiens et putains des deux sexes, junkies et dealers, forment un précipité de la société, révélant ses tares et ses dangers.
    /> On pense au Mean Streets de Martin Scorsese ou à la faune décrite par Hubert Selby Jr. Dans ses nouvelles. Mais les personnages d'Alessandro Tota sont plutôt des descendants des Vitelloni de Fellini et des ragazzi de Pasolini. Ils cherchent à tâtons une issue à leur vie, se cognent aux barreaux d'une cage invisible et fument des joints en attendant que le destin se manifeste. Car le pire serait que rien ne change.
    Alessandro Tota nourrit le récit de ses souvenirs mais refuse les affèteries de l'autofiction. Loin de tout formalisme, la narration, simple et directe, privilégie la précision du décor et la complexité des personnages. Et si Fratelli chronique une époque charnière de l'Italie et sa jeunesse sans espoir, il analyse aussi le sentiment profond et difficile, le lien étrange et redoutable, qui unissent une fratrie, biologique ou choisie.
    Ce par quoi il touche à l'universel.

  • Charles

    Alessandro Tota

    Novateur, décadent et sans concession, et si la pensée de Charles Baudelaire était à l'origine du mouvement punk ?

    À Bari, petite ville du sud de l'Italie, un groupe de jeunes punks tue son ennui dans un parc à coup de Rohypnol et de gin tonic. Au centre de la bande, un curieux personnage semble capter toutes les attentions. Habillé d'une redingote ornée d'un noeud papillon, son style tranche avec les vestes en cuir cloutées et les crêtes colorées. Charles Baudelaire, débarqué tout droit de son 19 e siècle, s'intègre rapidement à la petite troupe jusqu'à en devenir un véritable leader. Son caractère, profondément rebelle et antisocial, trouve une résonance dans l'esprit contestataire des jeunes italiens.
    Ainsi, l'histoire transpose avec humour la figure du poète - telle qu'on se l'imagine à la lecture de ses journaux intimes - dans une société contemporaine en proie au scepticisme et à la désillusion. La fascination troublante du groupe pour ce person- nage anachronique vient souligner les contradictions d'une génération en manque de repères et d'icônes auxquels s'identifier.
    Réalisés sur des carnets de croquis, les dessins à l'aquarelle offrent un rendu lé- ger et voluptueux en parfait accord avec le thème. À sa manière, Alessandro Tota livre un touchant hommage à Baudelaire en montrant que sa pensée est toujours aussi vivante et actuelle 150 ans après sa mort.

  • Depuis qu'il habite Bagnolet, le magicien Trombon adoucit la vie des habitants par mille petites magies prodiguées à son cabinet, ou même à domicile. C'est beaucoup de travail. Aussi, un jour qu'il a trop à faire, il demande à son assistant, le paresseux Joseph, de le remplacer. tait-ce vraiment une bonne idée ? Pour pouvoir retourner à sa sieste plus vite, Joseph n'a pas hésité à livrer tous les secrets de magie aux habitants de Bagnolet ; Et que chacun se débrouille, pour le meilleur, ou pour le pire. Ou pour le meilleur, finalement (mais pour le meilleur, la magie seule ne suffit pas.) ; à partir de 5 ans.

  • Président !

    Alessandro Tota

    La moustache - Certes il existe des femmes à barbe, mais combien d'enfants au monde portent la moustache ? Ne cherchez pas : un seul. C'est Umbro. À force de l'admirer et de se retourner sur son passage, les habitants de son pays décident de porter cet original à la présidence, pour remplacer l'affreux Chapellon qui fait de l'ombre à tout le monde. Un débat télévisé est organisé. Umbro séduit par son silence éloquent. Et le voilà élu président ! À trois ans ! Et avec un enfant au pouvoir, on peut espérer que tout va être différent...

  • Terre d'accueil

    Alessandro Tota

    A travers le destin d'un " étrange étranger " confronté au rejet et à la xénophobie, cet album témoigne à sa façon du combat que mène Amnesty International contre les discriminations, pour que chacun puisse jouir du respect de ses droits partout dans le monde.

  • Caterina est une petite fille intrépide et déterminée. Rien ne lui fait peur, surtout pas les défis que lui lancent ses copains Gigi et Manu. Elle dirige le gang des Chevelus d'une poigne de fer et réplique à la moindre provocation. Personne ne lui dictera ce qu'elle doit faire, ça non ! Dans cette nouvelle histoire, notre petite héroïne rencontre un drôle d'oiseau, Orlando. Mais de qui s'agit-il ? Musicien et magicien, ou alors grand baratineur et imposteur ? À Caterina de le découvrir.

  • Une abondante chevelure blonde, un sourire espiègle et de petites jambes prêtes à courir vers n'importe quelle bêtise : voici Caterina, une petite fille intrépide et déterminée ! Rien ne lui fait peur, surtout pas les défis que lui lancent ses copains Gigetto et Manuele. Et lorsqu'il s'agit de sauver ce dernier, foin d'hésitation, elle vole à son secours ! La voilà lancée dans une aventure truffée de nombreux dangers, à commencer par la traversée de la forêt de l'Homme-qui-Pue.

  • Dans le Paris des années cinquante, où règnent Sartre et l'existentialisme, nous faisons la connaissance de Daniel Brodin. Daniel aime les livres, au point de les voler. C'est un poète.
    Du moins le prétend-il. Au café Serbier, fréquenté par la fine fleur de la littérature parisienne, il est prié de déclamer un poème de sa composition.
    Il choisit un poème italien, pensant qu'il est inconnu de tous. C'est un plagiat, mais c'est un triomphe.
    Acclamations du public subjugué. C'est tout soudain la gloire pour Brodin !
    Et cette imposture, considérée comme une véritable oeuvre d'art, va le faire accepter d'une bande de « débauchés », artistes libertaires, volontairement désoeuvrés, délinquants, voleurs, alcooliques, d'où émergent Gilles, la tête pensante, Jean-Michel, la tête de brute, Ed, la tête en l'air, et d'autres encore, tous plus singuliers les uns que les autres. Et puis il y a Colette, jolie tête bien pleine, dont Daniel tombe amoureux.
    La gloire de Daniel durera le temps des roses, jusqu'à ce que Jean-Michel le détrône, devenant à son tour la coqueluche du Tout-Paris littéraire.
    Et quand l'étoile de celui-ci ne brillera plus, il faudra bien se résoudre à vivre d'expédients, et les choses iront en se gâtant.

  • Ce livre extraordinaire est un " lieu de mémoire ". Il raconte, sur plusieurs générations, l'exil d'une famille originaire de Fiume (aujourd'hui Rijeka, en Croatie), et la tentative d'une jeune femme de renouer avec ses racines. A travers cette histoire vraie typique de la fin du XXème siècle (la fuite, la vie dans les baraquements des camps de transit, la difficile intégration, l'apprentissage d'une langue inconnue), les deux auteurs déploient un récit polyphonique d'une beauté et d'une profondeur universelles. A la fois reportage, récit autobiographique et roman d'apprentissage, Palacinche se place d'emblée dans la lignée inaugurée par Art Spiegelman ( Maus ).

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