Alejo Carpentier

  • Les prestigieux paysages des îles et de la mer des Caraïbes sont le décor de ce roman baroque et tragique où le grand écrivain cubain fait revivre des événements peu connus de la Révolution française.
    Autour du mystérieux personnage de Victor Hugues, qui joue un rôle important à la Guadeloupe en 1791, puis en Guyane où il devra renier son idéal, on voit toute l'Amérique de langue espagnole évoluer vers son émancipation. On revit l'atmosphère coloniale de La Havane, les drames sanglants de la grande Révolution, la guerre contre les Anglais, la guerre de course...

  • Fuyant new york et la civilisation, un musicien gagne la forêt vierge du venezuela.
    Ainsi commence une série d'aventures fabuleuses d'où s'élèvent, comme d'une symphonie, les grands thèmes de new york de la forêt, de l'eau, de la révolution...

  • Cette grandiose fresque historique retrace le vécu de toute une génération de part et d'autre de l'Atlantique, depuis la guerre civile espagnole jusqu'à la victoire de Fidel Castro.
    Deux couples sont les étoiles de cette oeuvre conçue comme un ballet à l'échelle cosmique. Vera la danseuse d'origine russe et Enrique le Cubain d'abord, puis Calixto et Mirka, élèves de Vera à La Havane : lui est noir, elle est blanche.
    L'aventure personnelle et culturelle des protagonistes s'inscrit constamment dans l'histoire : la résistance cubaine à la dictature de Machado, qui oblige Enrique à s'exiler en Europe, les principales étapes de la guerre d'Espagne, puis de la Seconde Guerre mondiale, le régime sanglant de Batista qui provoque la révolte armée de Fidel Castro et de ses guérilleros sous-tendent le récit et infléchissent les destins. Le livre s'achève avec la bataille de la baie des Cochons.
    Baroque à souhait par l'évocation des fêtes où les riches font congeler l'eau des piscines tropicales, lyrique et réaliste, le récit d'Alejo Carpentier est aussi une chronique de la vie culturelle de toute une époque : Picasso et les surréalistes, Jean Cocteau et Django Reinhardt nous sont contés de la même manière que les «bals nègres» de Paris et la folle urbanisation de Caracas. L'un des plus grands écrivains de l'Amérique latine nous fait participer à son expérience et à celle des personnalités qu'il a fréquentées.

  • «Sinfonia Eroica, composta per festeggiare il souvvenire di un grand'Uomo, e dedicata a Sua Alteza Serenissima il Principe di Lobkowitz, da Luigi Van Beethoven, op. 53, N° 111 delle Sinfonie...
    Et ce fut le claquement de porte qui le fit sursauter, brisant l'orgueil puéril qu'il éprouvait à comprendre ce texte. Les franges du rideau balayèrent sa tête, puis revinrent à leur place en tournant plusieurs pages du livre.»

  • Les données historiques qui servent de point de départ à ce roman - la révolte des Noirs de Saint-Domingue, suivie de l'exil des colons à Santiago de Cuba ; le gouvernement du général Leclerc, beau-frère de Napoléon ; le surprenant royaume noir de Henri-Christophe - ne doivent pas nous égarer sur son véritable sens. C'est une chronique par certains côtés ésotérique sur quoi plane l'atmosphère maléfique du Vaudou.
    Mackandal, le sorcier manchot, envoûte tous les animaux de l'île et les fait périr. Les colons ne tardent pas à subir le même sort. L'envoûtement se mêle à la farce et le ridicule s'achève dans le sang. L'image de la belle Pauline Bonaparte faisant masser son corps admirable par le nègre Soliman se détache sur ce fond d'incendie et de meurtres.

  • Ekoué-Yamba-Ó

    Alejo Carpentier

    • Ypsilon
    • 20 Octobre 2017

    Ekoué-Yamba-Ó est un livre magique. Il annonce la théorie du réel merveilleux chère à Carpentier. C'est le premier livre d'Alejo Carpentier écrit en quelques jours, en 1927, dans la prison de La Havane où il était détenu pour motifs politiques. C'est un «roman afro-cubain», un roman d'apprentissage et d'initiation. C'est un roman conciliant les contraires : nationaliste et d'avant-garde («difficile propos, car tout nationalisme repose sur le culte d'une tradition et le «mouvement d'avant-garde» signifiait forcement une rupture avec la tradition»). C'est l'histoire de Menegildo en trois partie : Enfance, Adolescence, Ville. Sa naissance à côté de l'usine à sucre, son adolescence à côté des communautés haïtienne et jamaïquaine, son départ violent pour la ville avec la femme qui ne pouvait qu'être la sienne, la prison, et partout la magie, ses rituels, ses idées et ses gestes.
    Publié en 1933, en Espagne, il faudra attendre qu'une «exécrable» édition pirate paraisse en 1968, pour que son auteur décide de le donner à rééditer en le faisant précéder d'un prologue qui l'explique et le situe, superbe texte rétrospectif. On est en 1977.
    Aujourd'hui, 40 ans après, cette mise en scène de la société afrocubaine, de ses rituels et de la question de son identité culturelle, est encore fascinante et problématique.
    On ajoute, à la suite du roman, un article plus anthropologique mais sur les mêmes thèmes et de la même époque, qui Carpentier a écrit en français, «Lettre des Antilles», et publié dans la revue Bifur en 1929.

  • L'histoire déboussolée de l'Amérique latine dépasse, sous la plume d'Alejo Carpentier, la plus folle des fictions et devient fresque baroque où se pressent les archétypes du Nouveau Monde : généraux, séditieux, intellectuels. rêveurs, politiciens véreux. Parmi eux l'Etudiant, incarnation de l'espoir. Derrière lui. tout un peuple analphabète et haut en couleur dont le romancier cubain décrit, comme nul autre, les fêtes et les défaites. Mais aussi le Dictateur, dont on suit les aventures depuis le début du siècle jusqu'à son expulsion de son propre pays, vers les années vingt. et sa mort à Paris aux alentours de 1930.

  • Dans un théâtre de La Havane retentissent les notes de la Symphonie héroïque de Beethoven. Un jeune militant révolutionnaire, pourchassé par ses amis qu'il a trahis, s'est réfugié dans la salle.Entre les trois coups des débuts de spectacle et les trois coups de feu de la fin, c'est toute l'époque de la dictature de Batista, prélude à la Révolution cubaine de Fidel Castro, qui est évoquée dans ces pages, dans un récit poignant, où le lecteur est tenu en haleine d'un bout à l'autre.

  • L'auteur-de-toutes-choses intime à l'indien amaliwak de construire un énorme-canot et d'y embarquer toute sa famille avec des animaux avant la pluie.
    Au lendemain du déluge, amaliwak a la surprise de rencontrer d'autres rescapés, des " élus " eux aussi... dans ces quelques nouvelles d'une écriture incroyablement riche et colorée, l'écrivain cubain abolit le temps et les frontières à la recherche de la paix et de la liberté.

  • Carlos y Sofia viven en una delirante disciplina de deshoras que les lleva a acostarse con el alba, a comer cuando tienen hambre y a vagar por los pasillos donde se acumulan los muebles apolillados. Víctor Hugues se introduce en sus vidas y se hace indispensable para los adolescentes. Con él entrará la vida y las nuevas ideas del siglo XVIII.

  • Espagnol Arpa Y La Sombra, El

    Alejo Carpentier

    • Alianza
    • 1 Juillet 2013

    Articulada en torno a la figura de Cristóbal Colón y al intento que de canonizarle llevara a cabo Pío IX, "El arpa y la sombra" es una obra en la que la maestría narrativa y el dominio del lenguaje de Alejo Carpentier (1904-1980) brillan con intensidad especial. En manos del gran escritor cubano, en efecto, la figura del descubridor se revela como materia insuperable para explorar los matices y claroscuros no sólo del individuo en sí, sino también en relación con la realidad que lo circunda: un vínculo complejo en que lo que aparece como sombra, la mediocridad como marino, la usurpación de conocimientos ajenos, la impostura, se transmuta acaso, por obra de la determinación, en el destellante resplandor de lo maravilloso que de pronto irrumpe en la opaca vida diaria.

  • Voici un choix de textes strictement littéraires, une série d'essais qui révèlent non seulement la pensée esthétique de carpentier, mais aussi le développement de celle-ci entre 1927, alors que l'auteur n'avait pas encore vingt-trois ans, et 1978 (deux ans avant sa mort), quand on lui remet le prix miguel de cervantès pour l'ensemble de son oeuvre.
    Il s'agit donc d'essais qui abordent directement des sujets littéraires, cependant toujours associés à d'autres expressions de la culture et de la pensée universelle.

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