Premières pages de la rentrée

  • le créateur de poupées

    Nina Allan

    Andrew, solitaire depuis l'enfance en raison de sa très petite taille, est un créateur de poupées reconnu. Il correspond avec une femme, également amatrice de poupées, Bramber Winters, qui réside et travaille au sein d'un établissement psychiatrique dans les Cornouailles.

    À l'origine de leur correspondance - suite à une petite annonce de Bramber un an plus tôt - il y a la curiosité pour la personnalité et l'oeuvre d'Ewa Chaplin, une Polonaise célèbre pour ses poupées et, à un degré moindre, pour sa production littéraire. « Ewa Chaplin n'avait pas peur de fabriquer des poupées qui n'étaient pas réconfortantes. Apparemment elle savait que les poupées sont des personnes, exactement comme nous. » Quand Andrew décide de rendre visite à Bramber, sans la prévenir, il ne lui a pas encore fait part de son handicap. Il pressent qu'elle-même ne lui a peut-être pas tout dit sur sa situation...

  • Elle arrive de New York, il vient de Cuba, ils s'aiment. Il lui montre une photo de groupe prise en 1989 dans le jardin de sa mère et elle y reconnaît la sienne, cette femme mystérieuse qui ne parle jamais de son passé. Ils vont chercher à comprendre le mystère de cette présence et les secrets enfouis de leurs parents...

    Leonardo Padura nous parle de Cuba et de sa génération, celle qui a été malmenée par l'histoire jusqu'à sa dispersion dans l'exil : « Poussière dans le vent. » Nous suivons le Clan, un groupe d'amis soudés depuis la fin du lycée et sur lequel vont passer les transformations du monde et leurs conséquences sur la vie à Cuba. Des grandes espérances des nouveaux diplômés devenus médecins, ingénieurs, jusqu'aux pénuries de la « période spéciale » des années 90, après la chute du bloc soviétique (où le salaire d'une chercheuse représente le prix en dollars d'une course en taxi) et la fuite dans l'exil à travers le monde.

    Des personnages magnifiques, subtils, nuancés et attachants, soumis au suspense permanent qu'est la vie à Cuba et aux péripéties universelles des amitiés, des amours et des mensonges. Ils vont survivre à l'exil, à Miami, Barcelone, New York, Madrid, Porto Rico, Buenos Aires. Ils vont prendre de nouveaux départs, témoigner de la force de la vie.

    Leonardo Padura écrit un roman universel. Il utilise la forme classique du roman choral mais la sublime par son inventivité et son sens aigu du suspense, qui nous tient en haleine jusqu'au dernier chapitre.

    Ce très grand roman, qui place son auteur au rang des plus grands romanciers actuels, est une affirmation de la force de l'amitié et des liens solides et invisibles de l'amour.

  • Un père et son fils traversent l'Argentine par la route, comme en fuite. Où vont-ils ? À qui cherchent-ils à échapper ? Le petit garçon s'appelle Gaspar. Sa mère a disparu dans des circonstances étranges. Comme son père, Gaspar a hérité d'un terrible don : il est destiné à devenir médium pour le compte d'une mystérieuse société secrète qui entre en contact avec les Ténèbres pour percer les mystères de la vie éternelle.

    Alternant les points de vue, les lieux et les époques, leur périple nous conduit de la dictature militaire argentine des années 1980 au Londres psychédélique des années 1970, d'une évocation du sida à David Bowie, de monstres effrayants en sacrifices humains. Authentique épopée à travers le temps et le monde, où l'Histoire et le fantastique se conjuguent dans une même poésie de l'horreur et du gothique, Notre part de nuit est un grand livre, d'une puissance, d'un souffle et d'une originalité renversants. Mariana Enriquez repousse les limites du roman et impose sa voix magistrale, quelque part entre Silvina Ocampo, Cormac McCarthy et Stephen King.

  • « La porte du voyage sans retour » est le surnom donné à l'île de Gorée, d'où sont partis des millions d'Africains au temps de la traite des Noirs. C'est dans ce qui est en 1750 une concession française qu'un jeune homme débarque, venu au Sénégal pour étudier la flore locale. Botaniste, il caresse le rêve d'établir une encyclopédie universelle du vivant, en un siècle où l'heure est aux Lumières. Lorsqu'il a vent de l'histoire d'une jeune Africaine promise à l'esclavage et qui serait parvenue à s'évader, trouvant refuge quelque part aux confins de la terre sénégalaise, son voyage et son destin basculent dans la quête obstinée de cette femme perdue qui a laissé derrière elle mille pistes et autant de légendes.

    S'inspirant de la figure de Michel Adanson, naturaliste français (1727-1806), David Diop signe un roman éblouissant, évocation puissante d'un royaume où la parole est reine, odyssée bouleversante de deux êtres qui ne cessent de se rejoindre, de s'aimer et de se perdre, transmission d'un héritage d'un père à sa fille, destinataire ultime des carnets qui relatent ce voyage caché.

  • « Elle ne se contente plus d'habiter mes rêves, cette fille. Elle pousse en moi, contre mes flancs, elle veut sortir et je sens que, bientôt, je n'aurai plus la force de la retenir tant elle me hante, tant elle est puissante. C'est elle qui envoie le garçon, c'est elle qui me fait oublier les mots, les événements, c'est elle qui me fait danser nue. » Il n'y a pas que le chagrin et la solitude qui viennent tourmenter Tara depuis la mort de son mari. En elle, quelque chose se lève et gronde comme une vague. C'est la résurgence d'une histoire qu'elle croyait étouffée, c'est la réapparition de celle qu'elle avait été, avant. Une fille avec un autre prénom, qui aimait rire et danser, qui croyait en l'éternelle enfance jusqu'à ce qu'elle soit rattrapée par les démons de son pays.
    À travers le destin de Tara, Nathacha Appanah nous offre une immersion sensuelle et implacable dans un monde où il faut aller au bout de soi-même pour préserver son intégrité.

  • Nous sommes en France, à la fin des années 1990. Dans une ville de banlieue pavillonnaire, une adolescente regarde passer les trains qui filent vers la capitale. Elle a des projets plein la tête : partir, devenir hôtesse de l'air ou avocate et surtout, plus urgent, s'acheter des vêtements de marque. Mais comment faire quand on n'a pas assez d'argent de poche et que la vie dont on rêvait se révèle être un champ de cactus??
    Pour le moment, sa famille vacille et ses repères sont chamboulés. En très peu de temps, sans renoncer à ses désirs, elle devra tout apprendre : comment classer ses pensées, tenir tête à ses copines, assumer des responsabilités trop grandes pour elle et vivre ses premières expériences sexuelles.
    Si l'adolescence est une ligne de crête menant à l'âge adulte, l'attachante héroïne de Grande Couronne s'y tient en équilibriste, oscillant entre le trivial et le terrible. Mais elle a une arme : une vision au laser grâce à laquelle elle dresse un tableau de son époque et de ses émotions aussi drolatique qu'impitoyable.

  • Le 26 mai 1964, un enfant parisien sort de chez lui en courant. On retrouvera son corps le lendemain matin dans un bois de banlieue. Il s'appelait Luc. Il avait onze ans. L'affaire fait grand bruit car un corbeau qui se dit l'assassin et se fait appeler « l'Étrangleur » inonde les médias, les institutions et les parents de la victime de lettres odieuses où il donne des détails troublants sur la mort de l'enfant. Le 4 juillet, il est arrêté. C'est un jeune infirmier, Lucien Léger. Il avoue puis se rétracte un an plus tard. En 1966, il est condamné à la prison à perpétuité. Il restera incarcéré quarante et un ans, sans jamais cesser de clamer son innocence.
    /> Avec son style inimitable, Philippe Jaenada reprend minutieusement les éléments du dossier et révèle que, par intérêt, lâcheté, indifférence ou bêtise, tout le monde a failli, ou menti. Alors il se penche sur Solange, la femme de l'Étrangleur, seule et vibrante lumière dans la noirceur.
    À travers ce fait divers extraordinaire, il fait le portrait de la société française des années 60, ravagée par la deuxième guerre mondiale mais renaissante et, légère seulement en apparence, printemps trompeur de celle qui deviendra la nôtre.

  • Une mystérieuse cliente commande à Xavier des cerveaux. Un père s'intéresse au complexe d'Électre. Charlie fantasme sur le frère de son mari. La femme et la maîtresse de Matthew mettent au monde leurs enfants au même moment. William récite à ses fidèles des passages salaces de la Bible. Trois jeunes femmes raillent en secret le gourou de leur communauté d'extinctionnistes. Grande fresque sur les possibles d'un monde dont le modèle traditionnel du couple et de la famille a volé en morceaux, La Trajectoire des confettis déchiquette en une pluie de confettis le grand cliché des romans d'amour.

  • une machine comme moi

    Ian Mcewan

    "Devant nous trônait le jouet ultime, un rêve séculaire, le triomphe de l'humanisme - ou son ange exterminateur."Londres, 1982. Dans une Angleterre assaillie par les conflits politiques, Charlie et Miranda font partie des premiers privilégiés à acquérir un androïde, Adam. Doté d'une intelligence très perfectionnée, il ressemble en tous points à un humain. À une différence près : conçues pour respecter les règles, ces machines n'acceptent pas les imperfections du monde. Lorsque Adam tombe amoureux de Miranda, la situation au sein du ménage se complique dangereusement...

  • Réédition du roman posthume de la première ethnologue amérindienne, élève de Franz Boas, fondateur de l'anthropologie américaine moderne. Dans le sillage d'Oiseau bleu, femme sioux mariée précipitamment à un homme immature, et de sa fille Nénuphar, elle met en lumière de manière unique les conditions de vie et le rôle des femmes dans ces tribus.

  • Apeirogon, n.m. :
    Figure géométrique au nombre infini de côtés.

    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux ont perdu une fille dans le conflit. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
    Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l'envie de sauver des vies.
    Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.

    Afin de restituer cette tragédie immense, ce conflit infini, et de rendre hommage à l'histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une oeuvre totale à la forme inédite.

  • La petite Madeleine Riffaud, née en 1924, vit heureuse avec son grand-père et ses parents instituteurs. Du moins jusqu'à ce que la Seconde Guerre mondiale ne sépare la famille, envoyant Madeleine, atteinte de tuberculose, dans un sanatorium. Sans doute le pire endroit possible pour que l'adolescente têtue réalise un projet fou et nécessaire : entrer dans la Résistance. Madeleine y parviendra pourtant, sous le nom de code "Rainer", devenant une actrice et un témoin privilégié de son temps. Un destin exceptionnel qu'elle raconte aujourd'hui dans une première trilogie qui l'est tout autant, nourrie des milliers de détails d'une mémoire qui n'a rien oublié...

  • love me

    Naomi Reboul

    - T'avais raison, c'est dur à l'extérieur. C'était mieux dans la clinique.

    - C'est le début... C'est normal que tu sois chamboulée.

    - Ouais je sais. Mais aussi, tu me manques grave. On se voyait beaucoup plus, enfermés là-bas !

    - On y retourne si tu veux !

    - Ils ne voudraient même plus de nous !

  • Dans le Japon des années 1960, Kyoji est libéré de prison pour bonne conduite. Sans famille ni attache, il est déterminé à devenir le disciple de Yakumo, un grand maître du théâtre Rakugo, depuis qu'il a assisté à son impressionnante prestation au bagne. Étrangement le sensei choisit de prendre le jeune homme sous son aile, alors qu'il n'avait jusque-là accepté aucun apprenti, et lui donne même un nom de scène : "Yotaro". Une nouvelle vie s'ouvre dès lors pour Yotaro qui tentera de faire perdurer cet art l'ayant tant aidé durant ses heures les plus sombres, avec le soutien du domestique Matsuda et de la jeune Konatsu, fille d'un célèbre Rakugo-ka, décédé de façon tragique, qui fut autrefois l'ami et le rival de Yakumo...

  • chez nous

    ,

    Comme un appel de tous les animaux qui se souviennent de leur liberté.

    Au milieu d'une ville, un écrin de verdure abrite un zoo pas comme les autres. Des animaux y vivent paisiblement... du moins en apparence. Tout a été conçu pour qu'ils coulent des jours heureux. À la manière des humains, ces animaux vivent dans un univers fabriqué pour répondre à leurs habitudes.
    Les ratons laveurs se prélassent sur des matelas pneumatiques dans une piscine et le guépard s'entraîne sur un tapis de course. Les paons dégustent thé et pâtisseries tandis que les caméléons font les boutiques quand bon leur semble. Les animaux le disent « nous vivons confortablement ». Mais, aux toutes dernières pages, ils s'unissent pour nous révéler le seul endroit au monde qui leur correspond réellement... La nature, la vraie, sauvage et diverse, et non pas le parc à thèmes où ils sont réduits à imiter les habitudes des humains. La douceur des illustrations dissimule un propos percutant : l'importance du respect du droit des animaux à vivre dans un habitat conforme à leur état primitif. Cet album sensibilise les plus jeunes à la question de la cohabitation entre humains et animaux ainsi que la protection animale.

  • les histoires de Zoé

    Devon Holzwarth

    • Kimane
    • 20 Août 2021

    Chaque fois que Zoé ouvre un livre, elle est transportée dans un univers fantastique. Une histoire la fait voyager sur un tapis volant, une autre l'emmène au pays des Merveilles, parmi des lapins blancs et des champignons qui parlent... Comment pourrait-elle aller dormir, quand la lecture offre des émotions si incroyables ?

  • La probabilité qu'un poussin à pois offre une fleur à une otarie chevelue est quasi nulle. Il y a aussi peu de chance qu'un chat à hélice rencontre un éléphant en débardeur, et il est presque impensable que toutes ces créatures se retrouvent au même endroit... Et pourtant les voici toutes réunies ici !

  • le pont

    Eva Lindström

    Un petit cochon doit traverser un pont pour un rendez-vous urgent. Le pont étant en travaux, un couple de loups lui propose de patienter en venant prendre un café chez eux. Est-ce vraiment une bonne idée pour un petit cochon? En jouant habilement avec les références classiques des contes pour enfants, Eva Lindström bâtit une histoire tout en suspense qui interroge aussi les cohabitations possibles entre différentes espèces.

  • game over t.20 ; deep impact

    Midam

    • Dupuis
    • 20 Août 2021

    On fait difficilement plus simple comme jeu vidéo : un petit héros particulièrement maladroit, une princesse stupide, hystérique et presque aussi gaffeuse que son sauveur, et puis un tas de Blorks plus laids, cruels et vicieux les uns que les autres, qui n'ont qu'un but dans leur vie virtuelle : empêcher le premier de délivrer la seconde. Et si, au passage, ils peuvent les massacrer joyeusement, ils ne vont pas se gêner, entraînant ainsi l'inéluctable "Game Over" qui rythme chaque fin de page de la série. C'est sur ce canevas pourtant simple que Midam nous régale de gags muets et gore d'une efficacité redoutable.

  • Garance, déjà cynique à 11 ans, et son amie Linon, qui a un crush pour Noa, un garçon imprévisible, se posent beaucoup de questions sur l'amour. Elles décident de mener une vaste enquête auprès des grandes de l'école, telles Enjoy Parasol, la fille la plus canon de l'école, ou Adèle, la gothique rebelle qui traîne une réputation de "fille facile". De nombreuses surprises les attendent, qui vont les forcer à apprendre à voir au-delà des apparences. Et à découvrir que même les deux meilleures amies du monde peuvent avoir des secrets l'une pour l'autre.

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