Tranches de vies

  • Shigeji, jeune charpentier, perd ses parents et l'entreprise familiale, « Daitomé », dans un incendie. Se rappelant les paroles de son père, « quelle que soit l'époque dans laquelle on vit, ce qui est important, c'est l'humanité et la volonté », il fait le serment de reconstruire Daitomé.
    Mais son retour à la maison natale s'accompagne de l'arrivée de Ritsu, amie d'enfance devenue orpheline et qu'il embauche comme assistante, et de cinq garnements au caractère bien trempé échappés d'un orphelinat. La cohabitation va faire des étincelles. Adaptation du célèbre roman de Shûgorô Yamamoto situé dans la période Edo et que Minetarô Mochizuki transpose dans le Japon d'aujourd'hui, Chiisakobé attire d'abord le regard par son dessin pop.

  • le promeneur

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    À la faveur des petits événements ordinaires de sa vie professionnelle et personnelle (la recherche d'un vélo disparu, une réunion de travail au sommet d'une tour de bureaux, etc.), un quadragénaire se laisse aller à des escapades impromptues au hasard de la géographie urbaine, sur les innombrables chemins de traverse qu'offre la grande ville - pour peu qu'on sache les voir et s'y abandonner. Une balade après l'autre, cette pulsion vagabonde prendra bientôt les allures d'un cheminement sentimental au fil des méandres de la mémoire, ponctuées d'images inopinément ressurgies de l'enfance et de la jeunesse du promeneur. Conçues par Masayuki Kusumi, déjà scénariste des histoires culinaires du Gourmet solitaire, ces déambulations nostalgiques, à la tonalité nonchalante et chaleureuse, ont initialement été publiées au Japon dans un magazine d'art de vivre, Tsuhan Seikatsu. Interprétées dans le registre intimiste dont Jirô Taniguchi a fait son signe distinctif depuis L'Homme qui marche, transfigurées par son humanisme pudique et serein, elles acquièrent une résonance universelle, dans laquelle se retrouveront les nombreux fidèles du maître japonais.

  • nos meilleures vies

    Kanna Kii

    Entre rêves insouciants et désillusions douces, un portrait sans fard mais bienveillant de la jeunesse japonaise de 2020.

    Ils sont six, à l'aube de la vingtaine, à Tokyo, aujourd'hui.
    Gentiment paumés comme on peut l'être une fois passé du côté des adultes, ils se croisent, se télescopent, s'aiment, ne se comprennent pas. Ils font un bout de chemin ensemble, en se débattant avec les questions de leur âge : ai-je le droit d'avoir des rêves, et surtout, méritent-ils que je me batte pour eux ? (Mais aussi : les rêves paient-ils le loyer ?) Kanna Kii, qui a l'âge de ses personnages, saisit l'air de son temps avec une acuité et une sincérité désarmante, pour en faire la matière de récits qui subliment l'ordinaire.

  • 2014, Tokyo. Rinko, scénariste de séries télévisées, est une trentenaire célibataire à la carrière professionnelle épanouie. Son petit plaisir consiste à passer des soirées alcoolisées avec ses deux copines Kaori et Koyuki, elles aussi trentenaires et célibataires.
    Un soir, alors qu'elles sont encore en train de se soûler et de s'auto-rassurer bruyamment avec des « y a qu'à, faut qu'on » dans leur bar favori, elles sont interrompues par un jeune homme aux allures de mannequin. Agacé de les entendre brailler, il les ridiculise méchamment en les traitant de vieilles filles avant de quitter les lieux.
    Alors qu'elle pensait avoir encore tout son temps, Rinko réalise qu'il va falloir se réveiller si elle ne veut pas finir sa vie toute seule...

  • in summer

    Seong Ryul

    En été est un recueil de Manwha qui se compose de deux histoires amères au départ mais qui au final donnent du baume au coeur. Chaque histoire illustre une rencontre par le hasard vécue par deux protagonistes qui souffrent de solitude, de la perte d'un être cher ou de harcèlement scolaire, le portrait le plus saillant de la société coréenne notamment chez les jeunes. En partageant entre eux des moments sous la splendeur du soleil d'été en compagnie du chant des cigales et du bruit de la mer, ils s'ouvrent et se comprennent.

  • ivre du japon

    Jean-Paul Nishi

    1996, Japon...
    Une Française atterrit à l'aéroport de Narita...
    Karen a 26 ans. Elle est née en France et y a grandi.
    Directrice technique pour une chaîne de télévision, elle choisit une destination plutôt insolite pour passer ses cinq semaines de congés payés : le Japon !
    Elle était loin de s'imaginer que ce pays, qu'elle avait choisi un peu au hasard, allait changer le cours de sa vie. Un aéroport propre, un système qui fonctionne et respecte les horaires fixés, la foule de Shibuya, les différents looks extravagants, les annonces de la ligne Yamanote, les téléphones portables et l'i-mode, le kabuki, les kimonos, les toilettes...
    Tout ce qui fait le charme du Japon, parfois même là où on ne l'attend pas ! Suivez Karen dans sa rencontre avec le pays du Soleil levant, son mariage avec un Japonais, ou encore l'éducation de ses deux enfants dans une société aux antipodes de la société française !

  • Une nouvelle édition pour «Juliette» de Camille Jourdy

  • une soeur

    Bastien Vivès

    Un premier amour troublant, le temps d'un été.
    Comme chaque été, Antoine, 13 ans, passe des vacances sans histoire au bord de la mer, avec ses parents et son petit frère. Un jour, une amie de sa mère les rejoints, accompagnée d'Hélène, sa fille de 16 ans. Au contact de son aînée, le jeune garçon quitte peu à peu l'enfance pour s'ouvrir au monde troublant des adolescents.

  • somnolences

    Pei-Hsiu Chen

    Dix nouvelles, dix vies "banales" de femmes de Taipeï aujourd'hui. L'autrice, qui a reçu pour ce livre en 2020, le prix de la meilleure bande dessinée taiwanaise, dépeint ces femmes, leurs habitudes, leur manies, leurs doutes et préoccupations.

  • Lulu, mère de famille de quarante ans, sans histoire, a disparu depuis plus de deux semaines, abandonnant mari et enfants à ses amis désemparés. Elle n'avait rien prémédité. Ça s'est passé très simplement. Elle s'est octroyée quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que de savourer pleinement cette vacance inédite.

    Lulu Femme Nue, c'est un hymne à l'amour de vivre, joyeux et grisant. Étienne Davodeau dresse ici un portrait magnifique d'une femme ordinaire, adapté au cinéma par Sólveig Anspach avec Karin Viard.

  • Paris, juin 2000. Lisa, étudiante, loue une chambre chez le vieux Mohamed. Retraité veuf et bourru, Mohamed est un ancien harki, un supplétif de l'armée française en Algérie. Lisa et Mohamed ignorent encore que leur rencontre va faire ressurgir le passé. Celui des harkis. Ces hommes qui n'ont aujourd'hui toujours pas le droit de retourner en Algérie.

    Après L'oeil du STO, Julien Frey continue son travail de mémoire des zones sombres de notre passé en abordant avec sensibilité la question encore douloureuse des harkis. Le travail en couleur de Mayalen Goust en souligne toute l'humanité.

  • Le décès de son père contraint Yoichi Yamashita à retourner dans sa ville natale après de longues années. Lors d'une veillée funèbre arrosée, son enfance refait surface : cet après-midi de printemps passé à jouer sur le plancher du salon de coiffure de son père, l'incendie qui a ravagé la ville et sa maison familiale, le divorce de ses parents... Au fil des confidences et des souvenirs partagés par ses proches, Yoichi redécouvre celui qu'il a toujours vu comme un père absent et froid.

  • Dargaud réédite en intégrale les deux tomes de "Moi je", la première publication d'Aude Picault, une autobiographie dans l'air du temps : tout à la fois délurée, torturée et un peu avinée ! Une véritable plongée dans la "vraie vie" d'adulte où se mêlent recherches d'emploi, injonctions sociales et familiales et déceptions amoureuses.

  • presque

    Cathy Karsenty

    • Seuil
    • 1 Avril 2021

    Tous les rendez-vous manqués, tous les chemins que l'on n'a pas pris, tous ces "presque" sont des valises que l'on transporte toujours avec soi... Cathy Karsenty est une illustratrice confirmée. Elle est l'auteure de plusieurs livres adultes ou jeunesse ; Presque est son premier roman graphique.

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