Drôles de partitions

  • L'année du singe se présente à la fois comme un récit de voyage à travers la Californie, l'Arizona, le Portugal et le Kentucky, un fantastique carnet de rêves et de conversations imaginaires, et une méditation lucide sur le passage du temps, le deuil et la compassion. Au fil de ses déambulations solitaires, Patti Smith déroule l'année 2016, l'année charnière de ses soixante-dix ans. Le souvenir des lieux se mêle au paysage intérieur de l'artiste, et tout ce qu'elle a vu, rêvé ou lu, coexiste dans ce pays des merveilles tout personnel. Elle croise ainsi un cortège de fantômes aimés et admirés, parmi lesquels Roberto bolaño, Jerry Garcia, mais aussi, et surtout, deux amis chers au crépuscule de leur vie : le dramaturge Sam Shepard et le producteur de musique Sandy Pearlman.
    Patti Smith tisse avec pudeur et mélancolie la toile de cette année singulière marquée par des bouleversements intimes et politiques, sans jamais s'abandonner à l'apitoiement ni au désespoir. Elle célèbre au contraire l'art et les pouvoirs de l'imagination, offre sa sagesse optimiste et sa finesse d'esprit, rappelant, s'il en était besoin, qu'elle est l'une des créatrices les plus talentueuses de notre temps.

  • Une grande fresque et une vision aussi panoramique qu'intimiste de l'Amérique des soixante dernières années. Le Temps où nous chantions suit le parcours de trois enfants métis issus d'un père juif allemand et d'une mère noire, et dont l'éducation fut entièrement consacrée à la musique. Il y a Joseph, pianiste virtuose, Jonah, enfant prodige à la voix d'ange, et enfin Ruth la rebelle qui rejettera les valeurs familiales pour rejoindre les Black Panthers. Sur fond d'une bande son plurielle (de Schubert à la Motown, jusqu'au Rap) et d'émeutes raciales, Powers pose la douloureuse question : peut-on exister hors des catégories raciales auxquelles nous réduit la société ?

  • Né lors d'une traversée, Novecento, à trente ans, n'a jamais mis le pied à terre. Naviguant sans répit sur l'Atlantique, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt huit touches noires et blanches d'un piano, à composer une musique étrange et magnifique, qui n'appartient qu'à lui : la musique de l'Océan dont l'écho se répand dans tous les ports.
    Sous la forme d'un monologue poétique, Baricco allie l'enchantement de la fable aux métaphores vertigineuses.

  • Il y a 15 ans, Akhenaton, le chanteur du groupe IAM, faisait sensation avec un morceau fleuve de 10 minutes :
    « La fin de leur monde ». Un titre engagé, pamphlétaire, fustigeant la dérive de notre monde. Le clip, réalisé à partir d'images d'archives et d'actualité par l'équipe du Zapping de Canal +, a été alors censuré par TF1 et M6 pour la violence de ses images. Considéré comme la pièce maîtresse du rappeur, le morceau se concluait sur une note d'espoir :
    « ça ne peut qu'aller mieux ».
    En 2021, force est de constater que la situation a empiré : les combats d'hier paraissent plus nécessaires que jamais. Akhenaton redouble de colère et de lucidité, citoyen en alerte qui ne se départit jamais de son humanité.

  • « Ce livre d'Angela Davis est, pour moi, une révélation et une véritable rééducation. » (Toni Morrison) Blues et féminisme noir explore l'oeuvre de deux blueswomen quelque peu oubliées : Gertrude « Ma » Rainey (1886-1939) et Bessie Smith (1894-1937). La première incarne le blues traditionnel, la seconde, le blues classique. Dévalorisée par les spécialistes du blues et du jazz - qui sont en général des hommes blancs -, l'oeuvre de ces chanteuses porte un message spécifique : elle affirme la place et les revendications d'autonomie des femmes noires américaines.
    En analysant et en contextualisant les paroles de leurs chansons, Davis met en évidence les prémices du féminisme noir et les signes avant-coureurs des grandes luttes émancipatrices à venir. Elle montre que Ma Rainey et Bessie Smith furent les premières rock stars de l'histoire de la musique : or elles étaient noires, bisexuelles, fêtardes, indépendantes et bagarreuses.
    Elles posèrent les bases d'une culture musicale qui prône une sexualité féminine libre et assumée, qui appelle à l'indépendance et à l'autonomie des femmes aux lendemains de la période esclavagiste, en revendiquant avec détermination l'égalité de « race » et de genre.
    Cette réflexion s'étire aux années 1940 en évoquant l'oeuvre de Billie Holiday (1915-1959). Angela Davis réhabilite la conscience sociale de cette chanteuse d'envergure, trop souvent présentée sous le simple prisme des turpitudes de sa biographie.
    Blues et féminisme noir propose une histoire féministe et politique de la musique noire des années 1920 aux années 1940.

  • Berlin le dimanche : quand la plupart dorment, d'autres se lèvent aux aurores pour se rendre à « la messe », donner leur corps à la danse. C'est vers le Berghain qu'ils convergent, une ancienne centrale électrique de Berlin-Est transformée en club techno.

    Mais par-delà les fantasmes et les rumeurs de débauche, que nous apprend ce club sur notre rapport au corps ? Ces longues files ne cachent-elles pas un besoin de hors-lieux dans un monde ultranormé ? Cette réflexion sur les pratiques corporelles en milieu techno s'appuie sur trois ans de plongée ethnographique au sein d'une scène qui semble cultiver jusqu'à l'épuisement l'extase dionysiaque.

  • Le bouddhisme et le rock, le mariage de la carpe et du lapin ? Rien n'est moins certain...

    À partir de la visite de Lhassa par Alexandra David-Neel en 1924, l'essor des échanges est rapide : acteurs et écrivains de l'après-guerre, stressés, fréquentent gurus et autres swamis. Même si la confusion entre bouddhisme (Tibet) et jaïnisme (Inde) est totale, ces courants influencent toute la culture occidentale, en particulier anglo-saxonne avec la Beat Generation dans les années 1950, puis le rock en particulier dans les années 1960 : les Beatles en 1965 et Timothy Leary en 1966...

    Romain Decoret, l'auteur, n'est pas inconnu, il est le personnage principal de Flash ou le grand voyage de Charles Duchaussois.

  • Crêtes multicolores, vestes à clous, pantalons issus de surplus militaires, bouteilles de bières entassées, No Future, voix et musique saturées rythmant le pogo d'une foule bariolée?: le mot «?punk?» charrie à lui seul son lot d'images toutes faites. Par-delà les clichés, comment ce style musical venu de New-York et de Londres s'est-il implanté en France?? Si le mouvement punk connaît son âge d'or dans les années 1980, avant d'être supplanté sur la scène médiatique par d'autres musiques contestataires, il n'en demeure pas moins prégnant dans certains espaces sociaux et géographiques. Mais qui devient punk?? Où?? Comment?? De quelle vision du monde cette musique est-elle le vecteur?? En quoi est-elle aussi un mode de vie, placé sous le signe du Do It Yourself, qui offre un point de vue décalé sur la société française et ses évolutions??
    Pour comprendre les multiples facettes du punk et retracer son histoire, cette enquête au long cours mobilise tous les outils de la sociologie?: observation participante, analyses statistiques, entretiens et suivi dans la durée de nombreuses trajectoires individuelles d'amateurs comme de musiciens. Ouvrant les portes d'un monde à part, elle parvient de la sorte à reconstituer les logiques sociales expliquant la genèse, l'organisation et la persistance d'une musique qui est aussi un style de vie.

  • Le 16 juin 1986, l'album fut unanimement acclamé par la critique. Classique instantané, imperméable à l'air du temps et aux sons synthétiques de l'époque, il est l'oeuvre d'un groupe ambitieux alors en état de grâce. Johnny Marr, déjà brillant et inspiré sur les opus précédents, élargit sa palette jangle-pop alors que Morrissey y écrit ses textes les plus fondamentaux. Fort d'une carrière prolifique et d'une réputation flatteuse, c'est un groupe animé d'une confiance et d'une ambition énorme qui entre en studio à l'automne 1985. À cette période, l'inspiration de Johnny Marr est telle qu'il écrit chez lui, en un seul après-midi, la musique de "Cemetry Gates", "I Know It's Over" et "Frankly Mister Shankly". Le groupe bouscule la grammaire du rock quand Morrissey en réinvente le lexique et les codes.

  • Qu'est-ce que la musique ? Elle était autrefois un événement social inscrit dans le continuum de nos vies : on allait l'écouter ou on la pratiquait collectivement. Avec l'enregistrement, elle est aussi devenue un produit - un objet qui peut être vendu, acheté, privatisé et rejoué indéfiniment dans n'importe quel contexte. Les communautés humaines ne cessent, partout dans le monde, d'adapter leurs manières de créer, conserver, distribuer et recevoir la musique. Retracer ces métamorphoses, c'est comprendre ce qu'est la musique pour nous aujourd'hui et, peut-être, pourquoi nous l'aimons autant.
    Dans ce livre-somme, l'auteur dévoile la fabrique de la musique, tout ce qui la fait vivre et nous fait vibrer : le processus de création, l'architecture des lieux d'écoute, ses effets sur nos émotions, l'influence des technologies et jusqu'aux logiques économiques qui régissent l'industrie musicale. En filigrane de cette exploration se dessinent la figure et le parcours du compositeur et musicien David Byrne, depuis les premiers concerts de Talking Heads au milieu des années 1970. Témoin et acteur d'une scène expérimentale naissante, l'artiste revisite son apprentissage en amateur, ses pratiques collaboratives et la découverte d'autres univers musicaux à Bali, au Japon, en Afrique de l'Ouest ou au Brésil.

  • Ce récit autobiographique est celui de l'enfance et de la jeunesse de Louis Arsmtrong dans lequel il évoque avec une bonhommie souvent ironique des moments parfois tragiques de son existence et de celle de ses proches - l'humour n'est-il pas la politesse du désespoir ? On y apprend qu'il naquit dans un milieu extrêmement modeste à La Nouvelle-Orléans, que sa mère, Mayann, qu'il évoque toujours de façon drôle et émouvante, était probablement une prostituée, qu'il passa de longs mois dans une maison de correction où il s'initia au cornet à pistons. Son don exceptionnel fit rapidement de lui une célébrité locale. Il était encore un adolescent quand il commença à jouer dans les fanfares et les bastringues de la ville, tout en pelletant du charbon pour arrondir ses fins de mois. Fasciné par les musiciens des honky tonks, ces pionniers du jazz, il s'attacha à étudier leur style et ce fut l'un d'eux, le légendaire King Oliver, qui lui mit le pied à l'étrier. Texte capital pour comprendre le parcours de l'un des plus grands musiciens du siècle dernier, Satchmo est également un témoignage inestimable qui nous éclaire sans idéologie sur les conséquences de la ségrégation raciale à La Nouvelle-Orléans dans le premier tiers du XXe siècle. Toute ressemblance avec les problèmes rencontrés de nos jours par les Noirs américains dans les États de la Bible Belt n'est évidemment pas fortuite.

  • L'épopée de la house music racontée en bande dessinée ! Et non seulement relatée en images mais enseignée : ce genre inclassable n'aura plus de secret pour vous. Vous saurez comment est né le maxi disco, et on ne vous la fera plus jamais avec le bass drum. Depuis les seventies' nuits musicales du Loft à New York jusqu'au Palace à Paris, une véritable fresque musicale se déplie sous nos yeux, en vignettes, en chansons, au son d'une disco enfiévrée, à coups de synthétiseur et de rythmes érotico-endiablés.
    Personnages déjantés de cette scène ébouriffante, tous les grands acteurs à l'origine des musiques électroniques défilent comme autant de stars ou de héros oubliés, se déchaînent sur les pistes les plus pailletées, inventent un genre nouveau et une manière inédite de diffuser la musique !

  • Ludwig et Beethoven

    Mikaël Ross

    • Dargaud
    • 23 Avril 2021

    Petit-fils et fils de musicien, mais un père alcoolique et endetté qui veut surtout tirer profit de ses talents. Une mère aimante qui meurt quand il a dix-sept ans. Un talent brut extraordinaire mais une prime éducation musicale lacunaire. Compositeur révolutionnaire atteint de surdité précoce... Tout, chez Ludwig van Beethoven, relève d'une extrême dualité, d'un destin au mieux compliqué, au pire contrarié. Mikael Ross cette jeunesse d'un génie avec une énergie folle et une vraie virtuosité.

  • nowhere girl

    Magali Le Huche

    • Dargaud
    • 5 Mars 2021

    Magali a 11 ans. Elle aime les Beatles, dans la catégorie « passionnément » ou « à la folie ». Ce qu'elle aime moins, c'est l'école, surtout depuis qu'elle est au collège. Elle qui pensait être une élève comme les autres éprouve soudainement une peur panique à l'idée d'aller au collège. Telle une "Alice au pays des merveilles", elle se réfugie alors dans l'univers parallèle des Beatles nourri de leur musique et de couleurs éclatantes.

    Une bande dessinée autobiographique, sensible et drôle, en dépit de la gravité du sujet, la phobie scolaire.

  • L'histoire : Céleste - Célie, pour les intimes - est une inconditionnelle de comédies romantiques. Mais elle sait que, dans la vraie vie, si elle veut un jour courir au ralenti vers un amoureux, il faut forcer un peu le destin. En cette rentrée de Terminale, c'est donc décidé, elle va tout faire pour conquérir Connor, son correspondant anglais. Ce dernier adore le rock ? Elle va se porter volontaire pour être bassiste dans le groupe de son lycée ! Seul hic : elle n'a jamais touché un instrument de sa vie.
    Roman ado dès 13 ans.

  • Ernest est préoccupé : il faut faire réparer les fissures du toit avant l'hiver...et il n'y a plus d'argent ! Comment faire ? C'est Célestine qui trouve l'idée : et si Ernest ressortait son violon, pour aller glaner quelques pièces dans la rue ? Après bien des atermoiements, Ernest se résout finalement à donner l'aubade aux passants du quartier.

  • Depuis la nuit des temps, les loups sont des conteurs d'histoires, belles comme la lune. Chassés de la forêt par les Deux-Pattes (les humains tueurs) qui craignent leur pouvoir, ils fuient et emportent avec eux leurs contes. Humains et animaux se retrouvent dans un monde de silence, sans âme. Seul un coeur brave et généreux saura faire revenir les loups.

  • Ce livre remonte aux origines de la musique et raconte comment les humains en ont fait un véritable langage, universel, qui peut se lire, s'écrire et se comprendre partout dans le monde !

  • Tournez les pages du carnet de Paco:il y a collé les photos de ses voyages, de ses copains et de ses aventures musicales. Tous ses plus beaux souvenirs! Appuyez sur les puces pour écouter les musiques:de l'opéra, du rock, du jazz, du disco, du hip hop, de la musique de cirque... Amusez-vous aussi à trouver Lili cachée dans l'image:appuyez dessus et écoutez bien!

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