Des mots ou des images

  • « De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d'en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée. » George Orwell dépeint dans le prophétique 1984 un terrifiant monde totalitaire.

  • 1984

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    Nouvelle édition enrichie ! Dans une Angleterre uchronique issue de la Guerre Froide, Winston est un employée ordinaire. Surveillée à chaque instant par des caméras, des espions, des voisins, il travaille à la réécriture de l'Histoire. Il sent confusément que quelque chose ne va pas dans le monde tel qu'il le connaît. Qu'il doit bien exister du sens, quelque part. Un secret. C'est alors qu'il rencontre Julia...
    Sous la plume de Xavier Coste, l'intemporelle dystopie Orwellienne, plus glaçante que jamais.

  • Un groupe d'élite, formé dès l'enfance à faire face, part des confins d'une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l'origine du vent.
    Ils sont vingt-trois, un bloc, un noeud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d'un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.
    Expérience de lecture unique, La Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d'un même feu l'aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d'un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse : Alain Damasio joue de sa plume comme d'un pinceau, d'une caméra ou d'une arme...
    Chef-d'oeuvre porté par un bouche-à-oreille rare, le roman a été logiquement récompensé par le Grand Prix de l'Imaginaire.

  • Après une formation impitoyable, et alors qu'ils étaient encore enfants, ils ont quitté Aberlaas, la cité des confins. Leur mission : marcher d'ouest en est jusqu'à atteindre l'Extrême-Amont, source mythique du vent qui balaye leur monde jour et nuit, sans trêve ni répit. Ils sont la 34e Horde du Contrevent. Golgoth ouvre la marche ; derrière lui, Sov, le scribe, sur les épaules duquel l'avenir de la Horde tout entière va bientôt reposer...

  • « Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d'un odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. [...] En groupe autour de la bouche, seize tentacules minces, presque des lanières, étaient disposés en deux faisceaux de huit chacun. Depuis lors, avec assez de justesse, le professeur Stowes, le distingué anatomiste, a nommé ces deux faisceaux des mains. »

  • En 1901, le quotidien de la petite ville anglaise de Mayberry est bouleversé par un événement incroyable : un énorme cylindre métallique s'est écrasé à proximité... Or, quelques jours plus tôt, une lueur inhabituelle avait été observée sur Mars. Pas de doute, l'objet vient de la planète rouge !

    La population se précipite pour l'examiner et attend avec impatience l'ouverture de ce qui semble être un vaisseau spatial. Une créature tentaculaire apparaît au sommet... et s'attaque à la foule en détruisant tout sur son passage ! Le jour suivant, d'autres Martiens atterrissent et se lancent à l'assaut de la campagne du haut d'immenses robots tripodes. Les armes humaines ne font pas le poids face à l'envahisseur... Il ne reste qu'un moyen de survivre : la fuite !

    Avec son souci du détail scientifique et son sens inné du suspense, H. G. Wells a ancré depuis plus d'un siècle l'image de l'invasion martienne dans l'imaginaire populaire. La Guerre des mondes réveille l'angoisse qui sommeille au plus profond de nous face à l'inconnu... Et si, vu de l'espace, l'homme n'était qu'un insecte impuissant ?

  • Pour nous, une seule histoire existait : celle de l'humanité. Mais il y a eu LA rencontre. Et eux, les chats, ont changé à jamais notre destinée. Nos amis à quatre pattes prennent le pouvoir. Pour le meilleur !

  • Après la guerre et l'épidémie, qui des chats ou des rats gagnera le pouvoir et le savoir des humains ?

    À Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui peut se brancher sur Internet grâce à une prise USB greffée au sommet de son crâne. Ces deux-là se rencontrent et se découvrent alors que le monde des humains s'embrase.

    Les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine... et éviter que l'effrayant Cambyse ne mène les rats à la conquête du monde.

    Après le succès de Demain les chats de Bernard Werber, Bastet et Pythagore s'incarnent en bande dessinée pour gagner la guerre contre la barbarie.

  • La singularité de cet homme-là n'est pas moindre : la littérature vient là et se renverse. De Lovecraft, nous savons les livres de sa bibliothèque, la Remington 1906, la date de ses brouillons. Mais nous commençons tout juste à prendre en compte, dans notre lecture, l'essor des villes, le rôle des magazines, la montée des idéologies dans l'après de la Grande Dépression, ou le bouleversement qu'induisent les sciences.

  • Un projet de barrage promet d'engloutir toute une vallée reculée de la campagne américaine. Bizarrement, son dernier habitant se réjouit de voir le lieu disparaître sous les flots, en particulier la parcelle de terrain voisine... Les Gardner y ont vécu paisiblement pendant des années, jusqu'à ce que la chute d'une météorite juste devant leur maison fasse basculer leur quotidien.

    Des scientifiques ont tenté d'étudier ce roc venu de l'espace, sans succès. La matière ne ressemblait à rien de connu et se distinguait par sa couleur inexistante sur Terre... Après cet événement, la faune et la flore ont commencé à s'altérer, les phénomènes étranges se sont multipliés, entraînant la famille Gardner dans une spirale de malheurs...

    Avec un trait sombre et réaliste, Gou Tanabe met en images les pires cauchemars imaginés par H. P. Lovecraft, le maître du fantastique et de l'horreur. Que peut faire l'homme quand les forces issues des confins de l'univers s'abattent sur lui sans crier gare ?

  • J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss. Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914.
    Il est simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle j'ai souvent rêvé.
    Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d'amour de son petit-fils. R. B.

  • "J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss. Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914. Il est simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle j'ai souvent rêvé. Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d'amour de son petit-fils".

    Robert Badinter. Richard Malka et Fred Bernard s'emparent de ce récit poignant et intime pour en livrer une interprétation lumineuse tout en pudeur et à l'émotion intacte.

  • le choeur des femmes

    Martin Winckler

    Je m'appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de « Médecine de La Femme », dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit ? Qu'il va m'enseigner mon métier ? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas - et je ne veux pas - perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre.

  • le choeur des femmes

    Aude Mermilliod

    • Lombard
    • 23 Avril 2021

    Jean, major de promo et interne à l'hôpital, doit faire un stage en soins gynécologiques aux côtés du docteur Karma. Mais elle veut faire de la chirurgie, et non écouter des femmes parler d'elles-mêmes et de leur corps ! Elle se désespère de passer son temps auprès de ce médecin qui privilégie l'écoute à la technique. Contraception, maternité, violences conjugales, avortements... de consultations en témoignages, Jean pourrait bien pourtant changer sa vision de la médecine.

    Une adaptation sensible et puissante du roman culte de Martin Winckler.

  • Bartleby le scribe (Bartleby the Scrivener : a story of Wall Street) est une nouvelle célébrissime rédigée par Herman Melville en 1853. Le narrateur, un notaire new-yorkais, embauche un clerc singulier afin de faire de la copie d'actes. Au fil du temps, cet être consciencieux se révèle étrange, en refusant d'abord de faire certains travaux demandés par son patron. Puis il cesse de travailler, et refuse enfin de quitter l'étude, fûtce la nuit. Il répète à l'envi : « J'aimerais autant pas. » (I would prefer not to).
    Préfiguration des thèses des écrivains de l'absurde, symbole de la résistance passive à l'époque de la bureaucratie naissante et des balbutiements du capitalisme d'affaires, cette nouvelle inclassable est un bijou.

  • New York City, quartier de Wall Street.
    Un jeune homme est engagé dans une étude de notaire. Il s'appelle Bartleby. Son rôle consiste à copier des actes juridiques.
    Les premiers temps, Bartleby se montre irréprochable. Consciencieux, efficace, infatigable, il abat un travail colossal, le jour comme la nuit, sans jamais se plaindre. Son énergie est contagieuse. Elle pousse ses collègues, pourtant volontiers frondeurs, à donner le meilleur d'eux-mêmes.
    Un jour, la belle machine se dérègle. Lorsque le patron de l'étude lui confie un travail, Bartleby refuse de s'exécuter. Poliment, mais fermement. I would prefer not, lui répond-il. Soit, en français : je préfèrerais ne pas.
    Désormais, Bartleby cessera d'obéir aux ordres, en se murant dans ces quelques mots qu'il prononce comme un mantra. Je préfèrerais ne pas. Non seulement il cesse de travailler, mais il refuse de quitter les lieux...
    José Luis Munuera s'empare de la nouvelle d'Herman Melville dans une adaptation magistrale et porte un regard original sur ce texte, réflexion stimulante sur l'obéissance et la résistance passive.

  • Qui est Vernon Subutex ?
    Une légende urbaine.
    Un ange déchu.
    Un disparu qui ne cesse de ressurgir.
    Le détenteur d'un secret.
    Le dernier témoin d'un monde révolu.
    L'ultime visage de notre comédie inhumaine.
    Notre fantôme à tous.

    « Magistral et fulgurant. Une oeuvre d'art. » François Busnel, L'Express.

    « Dans cette peinture d'une France qui dégringole dans la haine et la précarité, Virginie Despentes touche au sommet de son art. » Alexis Brocas, Le Magazine littéraire.

    « Une comédie humaine d'aujourd'hui dont Balzac pourrait bien se délecter. » Pierre Vavasseur, Le Parisien.

  • Avant d'y exploser, l'info bute dans sa tête comme un vieux diamant sur le sillon d'un vinyle rayé. Alex Bleach, ce pote percuté par le succès, est mort...
    Une question bassement pragmatique taraude Vernon : qui va payer son loyer ?
    Fusion synesthésique de la musique, du dessin et des mots, Vernon Subutex est un chef-d'oeuvre à quatre mains par le duo le plus rock de la littérature dessinée.

  • L'homo Sapiens sera la vedette de la rentrée littéraire puisqu'il s'est imposé par sa capacité à fictionner, donc à créer des récits mythologiques, des dieux, des lois, du réseau.

    Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d'hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
    Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ?
    Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l'homme ? À dépendre de l'argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?

    Véritable phénomène d'édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur.
    Professeur d'Histoire à l'Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l'Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l'humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage. et notre futur.

    « Sapiens s'est rapidement imposé partout dans le monde, parce qu'il aborde les plus grandes questions de l'histoire moderne dans une langue limpide et précise.» Jared Diamond, prix Pulitzer, auteur d'Effondrement.

  • Animal insignifiant parmi les animaux et humain parmi d'autres humains, Sapiens a acquis il y a 70 000 ans des capacités extraordinaires qui l'ont transformé en maître du monde.

    Harari, Vandermeulen et Casanave racontent avec humour la naissance de l'humanité de l'apparition de Homo sapiens à la Révolution agricole.
    Une bande dessinée pour repenser tout ce que nous croyions savoir sur l'histoire de l'humanité.

  • C'était un vendredi soir. Les parents de Wendy, Michael et John étaient absents, et la nurse Nana, une chienne terre-neuve, était attachée dans la cour. La voie était donc libre pour que Peter Pan, le garçon qui refusait de grandir, vienne rechercher son ombre, et entraîne les enfants vers le Pays de Nulle Part. Une île enchantée habitée par des Peaux-Rouges, des fées et des pirates commandés par le sinistre capitaine Crochet, qui ne cherche qu'à se venger de Peter Pan... et à échapper au crocodile qui a dévoré sa main droite !

  • Régis Loisel s'est pourtant attelé à la tâche avec grâce et humilité, mêlant ainsi les ambiances féeriques et lumineuses de James Matthew Barrie aux atmosphères londoniennes sombres mais romantiques de Dickens. Non content de s'approprier avec brio un classique de la littérature, Loisel fit entrer le lecteur ébahi dans les méandres tourmentés de la psychologie humaine, maniant avec honnêteté des notions délicates et taboues, comme la maternité non assumée, la violence des enfants, la vengeance, le complexe d'OEdipe...

  • À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu'elle veut être quelqu'un de normal et se marier. Sa mère, Ursule, est consternée. C'est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte. Puisqu'elles ont l'air de si bien s'entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu'ils dépassent les espérances d'Ursule. Un peu trop, peut-être. 8-11 ans.

  • À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu'elle veut être quelqu'un de normal et se marier. Elle semble aussi s'intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu'elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C'est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte,puisqu'elles ont l'air de si bien s'entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu'ils dépassent les espérances d'Ursule. Un peu trop, peut-être. BD Jeunesse.

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